Publié le 2 septembre 2026
Le profilage marketing B2B classique, fondé sur les formulaires à rallonge et le traçage comportemental silencieux, se heurte de plein fouet aux exigences du RGPD et de la directive ePrivacy. Les palliatifs actuels comme les bannières de consentement asymétriques ou l'enrichissement de données en arrière-plan introduisent de nouveaux risques juridiques (dark patterns, défaut d'information) sans résoudre la perte de confiance des utilisateurs. Cet article analyse pourquoi le profilage progressif par agent conversationnel représente un changement de paradigme juridique. En remplaçant la déduction par des données déclaratives volontaires (zero-party data), le modèle conversationnel facilite un consentement spécifique par finalité et favorise, s'il est bien conçu, une minimisation mieux maîtrisée des données. L'article détaille aussi les limites légales à respecter : l'encadrement des décisions entièrement automatisées (article 22 du RGPD) et les nouvelles obligations de transparence imposées par l'AI Act.
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